Mon cœur est pressé comme un citron.

10 juin 2009

 

Voilà le moment venu de reprendre, l’espace d’un article, ce blog quelque peu désaffecté.

Cette nuit, j’ai fait un rêve empli de sens. Charles et moi étions cousus l’un à l’autre avec un fil et par conséquent, nous ne pouvions nous éloigner l’un de l’autre. Je me demande combien d’amis il s’était fait… des centaines sans doute. Certains l’ont connu en soirée, au théâtre, à des cours de musique, à l’école, au collège, au lycée, à la piscine, que sais-je. Partout où il passait, il en revenait avec de nouvelles amitiés nouées. Autant de personnes qui souffrent au plus profond de leur être à présent.

Pour ma part, je l’ai connu à l’école, dès la maternelle, puis jusqu’en primaire. Il a été mon ami d’enfance, il rendait nos récréations magiques, le béton des murs et le bitume du sol se transformaient toujours en monde de liberté, de joie ou de science fiction. Les six ormes qui déchiraient le macadam devenaient des grattes-ciels, des fusées. Je l’ai retrouvé en première, l’an dernier, dans la filière littéraire. Oh, que ça lui allait bien. Un artiste complet. Il avait saisi le truc que d’autres comédiens mettent des années à trouver. Rien que le fait qu’il soit près de nous était un sketch. Si culotté, si beau, si à l’écoute, si agréable, si souriant, si drôle.  Si dommage. Comment ta famille vit-elle cette épreuve? Oh, notre pauvre cher ami, qui réinventait le monde de façon involontaire, qui sous tes paroles, devenait autre.

Il a su se faire aimer de tous, sans aucun effort. Il sera beaucoup regretté, et bien longtemps. Je l’aimais, comme tant d’autres. Comment supporter la cérémonie qui approche? L’église sera bondée, il sera impossible de se garer, certains devront rester devant l’édifice. Comment passer notre bac, en sachant que lui ne le passera pas, que pour lui, il n’y a pas d’après, qu’il ne sera pas accepté dans une grande école, qu’il ne deviendra pas metteur en scène comme il le souhaitait, qu’il ne jouera plus de piano, qu’il ne rira plus et ne nous choquera plus avec ses effronteries.

Moi, pour ponctuer mon deuil douloureux, pour essayer d’aller de l’avant, j’ai coupé 30 centimètres de cheveux, cheveux qui m’étaient enviés par beaucoup. Besoin de couper quelque chose qui me collait à la peau, comme lui, sauf que là, c’est moi qui l’ai décidé. C’est symbolique et psychologique. Chacun fait comme il peut pour ne pas vouloir mourir avec lui.

Hi everybody =)

24 février 2009

It’s official, my blog becomes international. I’m done with the little France, I’m bored.

Haha non je déconne, mon anglais est trop minable. Mais voilà, en ce moment mon kiff c’est un peu les trucs vaguement étrangers, genre qui vit de l’autre côté du monde emoticone Mais mon seul petit problème, très facilement remédiable, c’est que je ne parle pas chinois. Fastoche tu vas me dire, tu fais comme quand tu étais enfant, tu miaules en plissant les yeux. Non. C’est tout un art. Mais j’ai toujours pas calé le rapport entre les sons que font les mots et les dessins qui représentent les mots.

So, he shared with me the other day Image de prévisualisation YouTube

and I like it.

 

I’m in love, wouh, I’m in looooove (made in Kylie Minogue)

12 janvier 2009

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Bonsoir à tous, contrairement à la jolie Kylie, I don’t feel wonderful, et pourtant, comme elle et  comme la majorité de l’humanité (j’ai nommé les femmes, faites la hola), nous cherchons un idéal, et particulièrement nous, les nénettes qui ne sont pas encore désabusées et vieilles filles. Nous furetons et grattons pour trouver le garçon de nos rêves, un peu un Edward Cullen mais en moins vampire:

I'm in love, wouh, I'm in looooove (made in Kylie Minogue) dans Elsa =) robert%20pattinson

 

un peu un Robert Kincaid avec un peu moins d’années:

 

eastwood-clint-photo-clint-eastwood-6206976 dans Elsa =)

un peu un Donald Duck sans Daisy et moins colérique (oui bon j’aime bien Donald ça pose un problème?):

donald

un Jack Dawson moins minet et qui ne meurt pas aussi vite (de préférence):

rnpnfj7f

un peu un Akon sans la voix de canard:

Akon-Konvicted-u06

 

 

Et si pour une fois j’étais servie? Que j’avais tout ça à la fois? Alors je pourrais mourir dans la seconde!

Mais à coup sûr, j’aurais pas de chance, soyez certains que je tomberais sur le minet aux longues canines et à la voix nasale et des rides prématurées, et surtout, ô infamie, des plumes blanches collées aux fesses. Même dans mes rêves, ma mauvaise étoile me rappelle à l’ordre en me répétant que non, l’homme fantastique n’existe pas, hélas.

Y’a pas comme un bug quelque part?

9 décembre 2008

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Ce serait pas exactement la même chose à peu de chose près? Et va-y que je dandine mon cul et que je fais l’oréal avec ma crinière blonde illuminée, et que je suce les doigts langoureusement d’un beau mannequin!

Une qui dégueule dans son micro « you don’t buy me flowers » c’est très profond, une qui s’est fait censurer son clip…

La seule qui réussit à rendre quelque chose de présentable reste Britnouille qui est photoshopée à mort.

Das kann ich nicht verstehen!

8 décembre 2008

Peut-on m’expliquer des trucs? S’il vous plaît?

 

Pourquoi ceci est-il le stéréotype de la beauté que les nanas veulent atteindre? 

 

Das kann ich nicht verstehen! dans Elsa =) maigre

Parce que les créateurs de mode, de la fashion week de mes fesses, ce sont des hommes homosexuels qui privilégient l’androgynisme, l’esthétique contestable de la femme très mince.

 

Pourquoi cela apparaît-il en Asie du sud comme le signe d’une beauté évidente?

 

2QVRhUb89DDSssnPjarfD6Sa8sVkED26Quicklook dans Elsa =)

Parce qu’être gros signifie être riche et bien portant. Oui, dans les pays pauvres où le coca n’a pas encore franchi les frontières, c’est rare de devenir obèse en mangeant du riz.

 

Mais, il reste un point noir à éclaircir, pourquoi, ô pourquoi cela apparaît-il comme le comble de la beauté et de la distinction pour les hommes?

 

pamela_anderson1

S’assumer, c’est la clé de tout.

7 décembre 2008

Vous savez quoi? J’ai dix-sept ans, je suis myope, j’ai de l’acné et je porte un appareil dentaire. Je trouve que j’ai de grosses fesses, le visage assymétrique, et  j’ai longtemps été étouffée par les premiers enfants de la fratrie, les sacro-saints grands-frères. Je suis coincée et pas fêtarde, sans imagination, je suis nulle.

Récemment, il m’est arrivé pas mal de choses qui mettent à mal ce premier constat.

J’ai des copines qui sont jalouses de ce à quoi je ressemble.

Mon frère vient de me faire une déclaration d’amitié: il veut qu’on entretienne une relation saine après 15 ans de néant total.

L’an dernier j’ai reçu un diplôme d’allemand, qui certifie que je suis apte à étudier dans une école germanique.

Mes cheveux sont suffisamment beaux pour détourner l’attention du reste de mon visage.

J’ai arrêté les pulls longs et les pantalons larges, ceux à qui mon derrière ne plaît pas sont priés de tourner leurs yeux ailleurs.

Je ne fais pas de la danse pour surpasser tout le monde, mais pour prendre conscience du corps que l’on a trop tendance à négliger.

Je n’aime pas l’alcool, ni la sensation que ça procure, dans mon trio de copines, je suis la moins folle et la plus calme de toutes.

Les garçons aiment les beaux cheveux et les grosses fesses.

L’imagination n’est pas toujours utile: raconter la réalité est parfois bien plus efficace.

Mes frères ne sont pas nécéssairement meilleurs que moi.

J’ai une bonne influence sur mes amis.

Tout est question de point de vue.

 

There is no title.

7 décembre 2008

Voilà désormais un moment que je délaisse mes fidèles fans (environ 4 dans toute la France), et une copine m’a fait subitement penser qu’effectivement, je possédais un blog. Mais nom d’un petit foutriquet, je l’avais oublié!

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Me voilà donc, pleine de peps pour recommencer ce que j’ai trop longtemps négligé!Et je vais, mes enfants, m’empresser de vous parler de danse.
La semaine dernière, avec Fatma, on a assisté au stage donné par Christophe Beranger, the danseur étoile of the world emoticone. Super, mis à part les bleus, les bosses parce que « oui chérie je fais beaucoup de sol moi ».  Intéréssant, et je me suis sentie bien humble et ridicule engoncée dans mon amateurisme. En plus le mec était très agréable.
There is no title. dans fourre-tout christoberanger

Le stress de l’infirmière en maison de retraite.

22 mai 2008

-Mamaaaaaan!

-Je suis réveilléééééééééée!

-Viens me lever mamaaaaaaaaaan! On va aux cerises aujourd’huiiiiiiiiiiiiiii!

-Mamaaaaaaaan qu’est-ce que tu faiiiiiiiiiiiiis?

-Je peux me leveeeeeeeeeeer?

-Maaaaaaaaamaaaaaaaaaaaaaan?

-Pourquoi tu viens pas me lever? 

-Qu’est-ce que j’ai fait Mamaaaaaaaaaaaaaaaaaan pourquoi tu viens pas me leveeeeeeeer…

-Hier t’as dit qu’il faudrait être en avance aujourd’hui mamaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan.

-Qu’est ce que j’ai faiiiiiiiiaiiiiiiiiiaiiiiiiit mamaaaaaaaaaaaan!

-Pourquoi je suis puniiiiiiiiiiiiiiie? Pourquoi tu viens paaaaaaaaaas…

-C’est l’heure de se lever, Madame Schmitter, venez, voilàààà.

-Gnnnnnnnnn… 

-Faut pas crier comme ça, Madame Schmitter, tout va bien. Marie, viens m’aider, elle pèse lourd hein.

- Ha, elle nous casse les oreilles, faudrait peut-être la prévenir un jour que sa mère est morte y’a 80 ans. Remarque ça sera difficile à lui expliquer.

-C’est l’heure de se laver Madame Schmitter! Tiens, prends le bassin toi.

 

La maison de retraite, c’est éprouvant. Alors je n’y vais plus.
 

 

Oh ouais hein, c’est bon!

23 novembre 2007

 

J’vogue dans les flaques d’eau et mes pieds mouillés m’emmenent à mon fatal rendez-vous chez la zieutiste. Salle d’attente: une beaufette, la quarantaine, ruminant son chewing-gum, les bottes de cow-girl aux pieds, lit le voici d’il y a trois mois. On l’appelle, et moi, je n’ai plus à subir son air de bovin à l’air stupide. Mais je déchante assez vite quand je vois débarquer une petite fille à la voix haut perchée qui me dit « Hihihihi veuillez me suivre ». En fait, c’était mon orthoptiste.

« Salut, ça va? »

*Euh, je la connais?* Oui, merci.

« Vous êtes étudiante? »

Non, lycéenne, en première.

« Quelle section? »

Littéraire.

« Dites, je peux vous tutoyer? »

Bien sûr.

« Tu peux t’asseoir. »

*Ah ben enfin.*

« Excuse-moi, je peux pas m’empêcher de remarquer ton visage, que lui arrive-t-il? »

*De quoi je me mêle? Vous êtes dermato?* C’est un tic dû au stress que j’ai du mal à éliminer.

 »Ooooooh, je compatiiiis, figure-toi que moi, quand j’étais ado, j’étais si stréssée que tu vois, j’ai eu une grande perte de poids et des petits boutons m’ont germé sur les doigts, ça faisait suuuuuper maaaal… »

Ah ouais… *J’suis tombée sur une bécasse, merde*

/Vbrrrrr Vbrrrr/ Zieutiste taille mini en grande conversation avec son Sony Ericsson.

Elle me regarde en raccrochant « Oh,  grrrr, je maudis la poste! Capables de rien, je te jure, ils n’ont pas reçu le dossier de Madame Machin, grrrr. » (J’avais encore jamais rencontré une personne qui disait réellement Grrr, j’croyais que c’était juste dans les BD.) A la fin, quand je l’ai vue fourrer sa main sous son pull pour se gratter, j’ai voulu lui demander si elle avait conscience d’être certainement le phantasme sexuel de la majorité de ses clients hommes. Mais non, j’suis pas comme ça, haha, j’ai rien dit.

Après être rentrée à la maison, je tombe nez à nez (Enfin, nez à cheveux noirs et ruisselant du sueur) avec la femme de ménage (aide-ménagère, okay)

/Babillage en espagnol incompréhensible et levage des bras au ciel/

  »Mais tu recommences avec ton visage, comment ça se fait hein? Tu te soignes? »

*On dirait que je suis une psychosée à faire soigner t’sais*

  »Moi ma Francesca quand ça lui arrivait c’est quand elle avait ses ragnagna »

*Ouais, Okay, j’menfoo… Tu te tais maintenant?*

Tsss, heureusement qu’y'en a qui me soulent pas pour rien xD et qui me disent que c’est pas grave, et que de toute façon moi j’ai de la chance parce que ma peau elle cicatrise méga-vite et que un mois après on voit plus rien. Na.

Diantre!

13 novembre 2007

Mais nom d’un petit bonhomme [clbdg], quelle journée de caca!

J’ai cru tout voir en devant traîner deux heures au stade sous une bruine glacée qui pénètre jusquà l’os, en lançant des poids dégouttant de bouillasse mouillée. En ayant des mauvaises notes en classe, en rencontrant des gens fort déplaisants.

Et puis j’ai eu la bonne idée de demander à ma maman sa journée. Elle me regarde en coin, explose de rire (on a le même rire qui porte, si vous voulez le détail) et commence à me narrer: « Oh, si tu savais, ma bonne Anaïs, la petite chieuse de ma classe [ma maman est instit de ce1], elle nous a fait chier au sens propre, je suis sûre qu’elle a fait exprès de se faire caca dessus, c’etait immonde, j’ai cru gerber plusieurs fois, j’ai fait un mot à sa mère, et tout… Et puis ma petite Tamara dont la maman ne sait pas écrire, m’a bizarrement écrit un mot me disant de retirer la punition que je lui avais donnée… avec une écriture d’enfant, en plus. Marrant, hein? »

Et puis je me tourne vers mon papa qui se gratte la tête et baîlle en disant: « Oh, moi, j’suis arrivé à l’école de Frébécourt pour prendre en charge un gamin turcophone dyslexique qui se fait défoncer la gueule par son père. »

 

J’ai pas vraiment envie de rentrer dans la vie active.

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